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C’est fini pour le bœuf bourguignon du dimanche : cette cousine italienne mijotée et fondante se prépare encore plus simplement

Quand le dimanche s’étire et que la table se prépare en douceur, rien ne vaut une cocotte qui chante doucement sur le feu. L’air sent le vin qui réduit, l’oignon qui dore, la carotte qui sucre la sauce, et cette promesse de plat généreux qu’on sert à la louche. On imagine déjà les assiettes chaudes, le pain qui attend son tour, et la viande qui se défait sans effort, nappée d’un jus brillant. En plein début d’été, le plaisir reste le même : un mijoté qui réconforte sans compliquer la journée, avec des légumes de saison et une touche italienne qui change tout. Un plat simple, fondant, et terriblement convivial.

C’est fini le bourguignon du dimanche : le spezzatino italien qui met tout le monde d’accord

Le spezzatino, c’est la cousine italienne du bœuf bourguignon : des morceaux de bœuf qui mijotent longtemps, des légumes qui parfument, et une sauce au vin qui devient ronde et profonde. La différence se joue dans l’esprit : une cuisine sans chichis, plus directe, avec une garniture rustique et une texture ultra fondante qui arrive presque toute seule. En cette période de beaux marchés, les carottes nouvelles et le céleri branche apportent une fraîcheur discrète, tout en gardant ce côté cocooning qu’on adore même quand les soirées restent un peu fraîches. Résultat : une cocotte qui fait voyager, et un plat qui se partage facilement, comme dans une trattoria de quartier.

Les ingrédients : le trio gagnant (bœuf, vin, légumes) pour une sauce riche sans effort

Tout repose sur le trio gagnant : bœuf à mijoter, vin rouge, légumes. Le collier, la macreuse ou le paleron donnent la bonne tenue et surtout le fondant après cuisson lente. Le vin rouge sec apporte de la profondeur, sans besoin d’ajouter mille aromates. Côté légumes, carottes, oignons et céleri construisent une base naturellement goûteuse, et les tomates concentrées lient la sauce en douceur. Pour rester dans une cuisine plus légère et digeste, une farine simple suffit à enrober la viande, et l’huile d’olive remplace le beurre sans rien perdre en gourmandise.

  • 1 kg de bœuf à mijoter (paleron, macreuse ou collier), coupé en cubes de 4 cm
  • 2 oignons jaunes (en gros dés)
  • 3 carottes (en rondelles épaisses)
  • 2 branches de céleri (en tronçons)
  • 3 gousses d’ail (hachées)
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 cuillères à soupe de farine de blé ou de farine de riz (option sans gluten)
  • 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
  • 50 cl de vin rouge sec
  • 40 cl de bouillon de légumes
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de romarin
  • 150 g de petits champignons (optionnel, coupés en deux)
  • 1 cuillère à café de sel fin, poivre noir

Les étapes : saisie rapide, mijotage long, viande ultra fondante (et zéro stress en cuisine)

Le secret du spezzatino, c’est une saisie courte mais franche, puis un mijotage long qui fait tout le travail. Chauffer la cocotte avec l’huile d’olive, puis faire dorer les cubes de bœuf en plusieurs fois, juste le temps de colorer sans bouillir dans leur jus. Saler, poivrer, ajouter les oignons, les carottes et le céleri, puis laisser suer 5 minutes en remuant. Ajouter l’ail, saupoudrer la farine et mélanger 1 minute pour enrober. Incorporer le concentré de tomate, déglacer avec le vin rouge en grattant bien le fond, puis verser le bouillon. Ajouter laurier et romarin, porter à frémissement, couvrir et laisser mijoter à feu très doux 2 h à 2 h 30, jusqu’à ce que la viande se défasse à la cuillère.

Pour une sauce plus brillante, retirer le couvercle sur les 15 dernières minutes afin de concentrer, et ajouter les champignons à mi-cuisson pour qu’ils restent moelleux sans disparaître. Servir bien chaud avec une polenta crémeuse, des pommes de terre vapeur, ou des pâtes courtes, pour capter cette sauce veloutée jusqu’à la dernière goutte. En version plus légère d’été, un accompagnement de haricots verts ou de courgettes rôties fonctionne très bien, surtout avec un filet d’huile d’olive au moment de passer à table.

Ce spezzatino se garde facilement : une nuit au frais, et le plat devient encore plus harmonieux, la sauce s’arrondit et les arômes se posent. Réchauffer doucement à feu bas avec une petite louche d’eau ou de bouillon pour retrouver une texture nappante. Et pour changer sans repartir de zéro, une poignée d’olives noires ou un zeste d’orange en fin de cuisson donnent une touche italienne encore plus marquée. Alors, quel accompagnement fera le plus envie au prochain repas du week-end : polenta dorée, pâtes al dente, ou légumes du marché bien croquants ?

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Maëlle D.

Rédigé par Maëlle D.

Rédactrice spécialisée en cuisine responsable depuis plus de dix ans, je crée des recettes éthiques, écologiques et économiques qui allient légèreté et gourmandise. Je propose une cuisine adaptée aux régimes vegan, végétarien, sans gluten ou sans lactose, sans jamais sacrifier le goût ni le plaisir de partager un bon repas. À travers mes créations, j’invite chacun à prendre soin de la planète, des animaux et de son estomac grâce à une cuisine consciente, savoureuse et accessible.