Un clafoutis qui rend de l’eau, c’est frustrant. À la fin de l’été, les prunes gorgées de soleil donnent pourtant un dessert simple, parfumé et très réconfortant, à condition de maîtriser leur jus. Cette recette de clafoutis aux prunes fraîches cuites dans une pâte moelleuse révèle une texture fondante, sans flaque au fond du plat ni part qui s’effondre au démoulage. Avec quelques ingrédients du placard, elle transforme quetsches, mirabelles ou prunes du marché en goûter généreux, parfait après un déjeuner en terrasse ou pour finir un dîner léger. Le point décisif se joue juste avant la cuisson : un geste rapide protège la pâte et conserve aux fruits toute leur saveur.
Les ingrédients
- 600 g de prunes fraîches
- 3 œufs
- 90 g de sucre en poudre
- 80 g de farine
- 25 cl de lait entier
- 20 cl de crème liquide entière
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 20 g de beurre pour le moule
- 1 cuillère à soupe de fécule de maïs
- 1 cuillère à soupe de sucre en poudre pour les fruits
Les étapes
Préchauffer le four à 180 °C et beurrer généreusement un plat à gratin. Fouetter les œufs avec le sucre et le sucre vanillé, puis incorporer la farine et le sel. Verser progressivement le lait et la crème afin d’obtenir une pâte lisse et fluide, proche d’une pâte à crêpes un peu épaisse. Laver les prunes, les sécher soigneusement, les dénoyauter et les couper en deux ou en quartiers selon leur taille. Répartir les fruits dans le plat, verser la pâte autour, puis enfourner pendant environ 35 à 40 minutes. Le clafoutis est prêt lorsque les bords sont bien pris et dorés, tandis que le centre reste légèrement tremblotant.
Le geste secret avant cuisson pour un clafoutis aux prunes qui ne rend pas d’eau
Le geste à ne pas oublier consiste à mélanger les morceaux de prunes avec la fécule de maïs juste avant de les déposer dans le plat. Cette fine pellicule absorbe une partie du jus rendu pendant la cuisson et aide à garder une pâte moelleuse, sans effet détrempé au démoulage. Il vaut mieux éviter de sucrer les prunes longtemps à l’avance, car le sucre les fait dégorger. Les quetsches et les mirabelles tiennent particulièrement bien à la cuisson, avec une chair plus ferme que les grosses prunes très juteuses. Servi tiède avec une cuillerée de crème épaisse, ou froid le lendemain, ce dessert reste délicieux. Il se conserve jusqu’à deux jours au réfrigérateur, bien couvert.
Avec des fruits bien séchés, un voile de fécule et une cuisson juste dorée, le clafoutis aux prunes garde tout son charme : une croûte légère, des fruits fondants et une pâte douce et crémeuse. Il ne reste plus qu’à choisir entre la note acidulée des quetsches et la douceur des mirabelles pour profiter pleinement des prunes de fin d’été.
